Une mosaïque de mentorat pour les administrateurs de recherche

Adesola Olaleye - Professor and Director of Research and Development, MIST Innovate Inc.


  

Une mosaïque est "une technique artistique qui utilise des parties minuscules pour créer une image ou un objet entier". Le mot "mentor" est proverbial et on peut dire qu'il désigne une personne qui ouvre les autres et les conduit vers de nouvelles expériences et vers le monde. Un mentor est décrit comme une personne qui déverse ses compétences sur les autres, les encourage et protège ses protégés. Les administrateurs de recherche (AR) peuvent être décrits comme des "penseurs de systèmes" qui considèrent les différents composants des systèmes et les comparent à l'ensemble. Dans la mythologie grecque, l'esprit du mentor se retrouve dans le caractère des protégés.  Ce blogue vise à sensibiliser les gens à la façon d'encadrer un AR novice et de le transformer en une force puissante, ce qui implique qu'il sera en mesure d'encadrer des professeurs non permanents. L'éducation est une "force puissante" qui façonne constamment la qualité de l'expérience, et le mentorat peut être considéré avec la même lentille.

Le mentorat a été utilisé de manière interchangeable avec les termes suivants : conseiller, superviser, coacher, assister, guider, diriger, etc. Bien que ces mots soient très pertinents pour la théorie et la pratique du mentorat, ils n'abordent pas le côté plus large et la profondeur de ce qu'est le mentorat et de ce qu'il n'est pas. Le mentorat devrait être un art et une science. C'est "une forme holistique d'enseignement et d'apprentissage qui englobe les aspects professionnels, personnels et psychosociaux, et qui doit également prendre en considération tous les aspects de la carrière des protégés. Le processus de mentorat peut être formel (par exemple, structuré) ou informel (par exemple, spontané), mais le résultat final est qu'il aide à développer des talents clés par le biais du développement de carrière, de l'éducation, de l'apprentissage, de l'engagement dans les bottes et finalement de l'épanouissement professionnel.

Une fois qu'un étudiant s'inscrit au certificat en administration de la recherche au Collège Mohawk, il est obligatoire qu'il devienne membre de l'Association canadienne des administrateurs de recherche (CARA). En outre, les mentorés sont jumelés à un mentor "pour compléter les possibilités de développement professionnel offertes par les webinaires, les ateliers et les conférences." En écologie, il est connu que les arbres plantés dans une forêt défrichée poussent plus vite et mieux que ceux plantés dans un champ ouvert. De même, un proverbe africain dit : "Si tu veux courir vite, cours seul, mais si tu veux courir loin, cours avec des gens." Cela explique la nécessité du mentorat Mosaic. Dans une étude menée sur les jeunes professeurs en 2005, seuls 52 % des membres de la Faculté de médecine et 68 % des membres de la Faculté des sciences fondamentales ont déclaré avoir un mentor pour les aider dans leur parcours professionnel. Parmi eux, seuls 24 % ont mentionné avoir reçu une aide pour le développement de leurs compétences. Il existe une forte relation entre le mentorat d'un jeune professeur et la satisfaction de sa carrière, la promotion professionnelle, l'augmentation du nombre de subventions de recherche obtenues, l'augmentation du nombre de publications, etc. Ainsi, le mentorat suscite une plus grande confiance et un plus grand enthousiasme chez les plus jeunes. Lorsque les assistants à la recherche sont nouvellement embauchés, ils sont souvent "sur le pied de guerre". Il est important de noter qu'au 21e siècle, le mentorat des nouveaux ou des novices devrait moins reposer sur des relations de mentorat individuel mais davantage sur le mentorat de groupe. Il a également été observé que les personnes de couleur font souvent l'expérience de l'isolement professionnel et social dans leurs nouveaux rôles professionnels3. Pour les AO novices, les nouveaux employés et les personnes en formation, un modèle de mentorat unique est suggéré, appelé Mosaïque de mentorat et Co-mentorat. Ces modèles aideront les nouveaux AO à exceller et à combler les déficits culturels et sociaux dans leurs environnements de travail respectifs. Au fur et à mesure que les nouveaux AO s'intègrent aux collèges et aux universités, ils devront être socialisés au sein des différentes unités afin de connaître le succès et le sentiment d'appartenance, ce qui permettra à ces institutions d'atteindre de nouveaux sommets dans le domaine de l'administration de la recherche.

Enfin, qu'est-ce qui fait un bon mentor ? Il s'agit d'une personne accomplie qui a fait ses preuves en matière de réussite universitaire, d'ouverture d'esprit, d'aptitude à la rédaction de demandes de subvention, d'accessibilité, de connaissance des rôles politiques et du fonctionnement interne de l'institution. Il aide ses protégés à devenir indépendants et ne cherche pas à les "cloner", à les monopoliser ou à les exploiter. D'un autre côté, qui est un bon mentoré ?  Elle est engagée, flexible, prête à accepter un retour d'information, ouverte à de nouvelles idées ou opinions et dotée d'un bon esprit d'initiative. Pour être un bon mentoré, les AO novices doivent être efficaces et systématiques, tenir compte des réunions prévues avec les mentors à l'avance, être dignes de confiance, ingénieux, proactifs, responsables et travailleurs. Un bon mentoré doit être réaliste et apprendre de ses erreurs, être fiable et professionnel.

Mullen, C. A. (2009). Re-Imaginer la dimension humaine du mentorat : A Framework for Research Administration and the Academy. Journal of research administration, 40(1), 10-31.

Lowenstein, S. R. (2006). Derrière chaque grande étoile : Un guide de mentorat pour les professeurs et les administrateurs des écoles de médecine. Consulté le 25 avril 2012.

Bland, C. J., & Schmitz, C. C. (1986). Characteristics of the successful researcher and implications for faculty development. Journal of medical education.